CMWC Paris

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Le Championnat du Monde des Coursiers se passe à Paris cette année !

Deliveroo France est partenaire de cet événement, et on a hâte de voir ce que ça va donner !

Si tu veux en savoir plus sur l’évênement, clique ici : https://www.pariscmwc.com

Cette année, 2 de nos livreurs ont tenté l’aventure : Brian Rojas Cuadros et Sylvain Merlo.

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Voici leur parcours !

Première interview, 29/07

Bonjour à tous les deux, est ce que vous pouvez vous présenter en deux mots ?

Brian: Bonjour, je m’appelle Brian, je suis biker chez Deliveroo depuis Octobre 2015 et vous pouvez me croiser sur Châtelain et Ixelles. C’est un plaisir de représenter Deliveroo à l’étranger.

Sylvain: Salut, moi c’est Sylvain et j’ai commencé chez Deliveroo en Janvier. Vous pouvez me croiser sur à peu près toutes les zones ! Je n’ai jamais eu l’occasion de représenter la boite pour laquelle je bosse, et c’est un grand honneur de pouvoir le faire.

Avec quel vélo roulez-vous ?

B: Je roule avec mon Fixie (vélo à pignon fixe), càd un vélo avec une seule vitesse et sans frein. La plupart des messagers sont en fixie, c’est la norme dans le milieu des coursiers.

S: Moi je roule avec mon bon vieux Specialized des années 2000, c’est un vélo de route qui m’accompagne depuis maintenant déjà 10 ans. Je l’ai trouvé après m’être fait operé des ligaments croisés. Il a été mon partenaire de rééducation. J’ai des vitesses et je suppose que ce sera un advantage non négligeable pendant les courses de côtes même si les coursiers étrangers vont s’adapter très rapidement.

Une anecdote de livreur ?

S: Un jour où j’étais d’humeur comique, j’ai fais une blague à mon client qui habitait au cinquième étage (sans ascenseur) en montant jusqu’au septième en courant. Il s’est marré et m’a offert un verre d’eau, comme il n’avait pas de monnaie européenne, il m’a donné un pourboire en dollars canadien.

B: J’ai eu deux accidents avec des voitures à 10 minutes d’intervalle. C’était un soir pluvieux et je devais encore être sous le choc du premier accident quand j’ai rencontré la deuxième voiture. C’est vrai que ne pas avoir de frein du tout est très dangereux…

Comment avez-vous entendu parler de la CMWC ?

B: C’est des potes coursiers, de chez Take Eat Easy qui m’en ont parlé entre deux shifts et j’ai fais remonter l’information et Sylvain a été motivé à me suivre.

Est ce que tu es un “hardcore” biker ?

B: Non, je fais du Fixie depuis 8 mois, ça me plait beaucoup et je suis parti avec jusqu’à Amsterdam pendant les vacances de Pâcques. Mais je suis un citadin et je préfère les sports de ville: je fais aussi du skate quand je ne suis pas a velo.

S: Je fais du foot depuis longtemps dans l’equipe de la region et du vélo tous les jours depuis janvier. J’aime toujours courir, nager et skier quand l’occas’ se présente !

As tu déjà roulé à Paris ?

B: Jamais. J’ai déjà visité la ville en tant que touriste mais je ne me suis pas encore déplacé à vélo là bas, ce sera une découverte.

S: Nan, même le bus je l’ai pas testé, je ne connais que le métro à Paris.

Il y a une petite ressemblance avec Bruxelles, c’est une capitale européenne, il y a des rues escarpées en pavé et aussi des grands boulevard, mais Paris a sa propre identité.

Quel est ton pronostique pour les courses ?

B: J’espère passer les qualifications pour les finales et après on verra en fonction des concurrents.

S: Faire du mieux que je peux ! Et faire bonne figure dans le tableau des gens normaux tout en essayant d’oublier les coursiers américains qui sont loins devant nous niveau performances.

“Merci beaucoup les gars, bonne chance et tâchez de nous revenir en un seul morceau !”

 

Deuxième interview,12/08 : L’après CMWC !

L’événement était il à la hauteur de vos espérances ?

B: Ce championnat du monde était largement au dessus de ce que j’attendais !

S: L’événement était juste énorme, les activités et les épreuves se sont enchaînées à un rythme effréné, on n’a pas eu le temps de s’ennuyer !

 

Quelle épreuve était la plus intéressante ?

S: Chaque épreuve est intéressante car elles ont leurs spécificités, entre les sprints à plat ou en côte, en individuel, en duel ou en équipe sur un vélodrome, la “ride” de 100km ou les “alleycats” qui font travailler l’endurance, la résistance physique et mentale. L’éventail d’épreuve représente bien la diversité que ce sport peut nous apporter.

B : Il y a trois courses que j’ai beaucoup apprécié.

La course uphill est une course en côte (uniquement de la montée) dans un parc du 75, on imagine pas que ça peut monter autant à Paris ! Une deuxième épreuve qui réveille ton esprit compétitif est la course australienne, c’est une sorte de relais où une équipe de 10 coureurs démarrent sur le vélodrome, et à chaque tour de piste le dernier coureur est éliminé. Tu dois vraiment te démener pour rester dans la course.

Et bien sûr la main race qui se déroulait sur un parcours à sens unique (et très compliqué) qui imite les déplacements d’un coursier lors d’une journée type. Les coureurs devaient récupérer des colis et les livrer à différents checkpoints avec des épreuves intermédiaires (ex: changer de chambre à air ou cadenasser son vélo le plus vite possible à une barrière).

 

Avez vous rejoint une équipe pour les épreuves ?

S: Nous avons rejoint l’équipe DCC, Deliveroo Cycling Club, qui regroupe la crème des bikers français bossant chez Deliveroo.

B : La majorité des épreuves se faisait quand même à 2 : un coursier et son vélo !

 

Est ce qu’un esprit de communauté a été créé pendant la semaine (soirées, contact avec des internationaux) ?

S: Nous avons rencontré énormément de gens venant de tous horizons, plus passionnés les uns que les autres, un esprit de fraternité, de respect, d’entraide et d’échange, que ce soit sur la route ou autour d’une bonne pinte, l’ambiance était toujours bon enfant et festive malgré les enjeux de la compétition.

B: Pendant la “group ride” de 80 km jusqu’en Chevreuse (une région voisine), on était une centaine de cyclistes à partir tous ensemble depuis Paris. J’ai fait personnellement connaissance avec des coursiers reconnus qui venait du monde entier, que j’avais aperçu sur instagram.

 

Y avait il une grosse différence de performance entre les coursiers Deliveroo et les autres ?

B: Oui, il y a de très grosses différences entre les nations et entre les métiers. Être livreur de nourriture en tant qu’étudiant et être coursier à plein temps sont deux choses complètement différentes.

S : En terme de performances physiques, nous n’avons pas eu à rougir par rapport à la concurrence, un Roo français, Clément Morin de Nantes a d’ailleurs remporté l’épreuve de sprint et est donc champion du monde des coursiers de la discipline !

Il nous a manqué de l’expérience en tant que véritables coursiers pour espérer nous qualifier pour la course finale du dimanche, mais nous n’en sommes pas si loin et je suis sûr que l’année prochaine au moins l’un d’entre nous se hissera en finale à Montréal pour la prochaine édition.

 

Rouler à Paris ça change ?

B: La circulation est un peu plus dense qu’à Bruxelles au niveau du trafic et j’ai ressenti surtout beaucoup plus de dénivelé.

S : Rouler à Paris est en fait plus agréable qu’à Bruxelles à mon goût : les routes sont plus larges, les couloirs bus-taxi-vélo sont légions, il y a moins de pavé, la qualité des routes est supérieure et la circulation est plus fluide, en vélo en tout cas 🙂

Et évidemment le cadre, les monuments et bâtiments ajoutent un charme inégalable.

 

Y a t il eu beaucoup de crash/blessés ?

B: Pas beaucoup, mais assez graves quand c’était le cas, demandez une photo à Sylvain haha

S: Sur les cinq jours on a pu dénombrer quelques blessés mais à ma connaissance rien de trop trop grave au final, si ce n’est Theo Shapiro de l’équipe française Deliveroo qui nous dû nous quitter après une malencontreuse chute mercredi soir en plein ride, et Alexandre Buchet de Nice qui a eu un accident assez grave dimanche soir lors des sprints.

J’ai également eu droit à un sacré duel avec un taxi parisien qui m’a coupé la route en plein Alleycat, alors que je roulais à du 45km/h. Grosse frayeur, mais mon vélo et moi sommes du genre solides et j’ai terminé l’épreuve au courage et bourré d’adrénaline !

 

Un mot pour résumer la semaine ?

B: A recommencer !

S: Le mot pour résumer la semaine est celui que j’ai le plus entendu à Paris: CHISTOLE* ! 

*Le mot chistole est un concept mêlant fête, beuverie et orgie provenant du jargon du rugbyman.

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